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jeudi 10 septembre 2020

Business Partner (lexique de contrôle de gestion)

Expression utilisée pour décrire un type d’évolution des fonctions support vers plus de proactivité par la fourniture de prestations à forte valeur ajoutée.

Alors qu’un credit manager conventionnel est habituellement considéré par les équipes commerciales comme celui qui refuse une vente pour cause de doutes sur la solvabilité du client, le credit manager « business partner » proposera des solutions pour que la transaction se fasse (e.g. financement par un tiers, prise de garanties, modifications de la prestation).

Une analyse de la valeur des fonctions support se traduit par une distinction des missions à faible valeur ajoutée, devant être automatisées voire externalisées, des missions à plus forte valeur ajoutée dédiées aux business partners. Cette évolution induit toutefois un risque d’immixtion dans le domaine de responsabilité des managers opérationnels et une perte de crédibilité en cas d’échec.

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dimanche 9 décembre 2018

Quand révéler ses coûts crée de la valeur

Jules et Jen ne manque pas de mettre en avant sur son site sa politique RSE (fabrication en Europe, dans des ateliers à taille humaine) mais, de manière plus surprenante, l’entreprise communique également ses coûts 43,84€ pour cette paire de chaussures vendue 95€.

Moins d'intermédiaires pour des prix plus serrés

La vente directe en ligne est un moyen que la marque pourrait utiliser pour s'accaparer la marge du distributeur, lorsqu'elle ne dispose pas de son propre réseau. Pourtant, alors que le produit est susceptible d'être vendu 220€ chez un distributeur conventionnel, la marque responsable préfère restituer ce gain (125€) à son client.

Un bénéficiaire oublié : l'Etat

Plus surprenant, dans cet exemple, la TVA (15,83€) n'est pas mise en avant alors qu'elle représente une part du prix de vente quasiment équivalente au coût des matières ou de confection (respectivement 20,20€ et 22,80€). Cet oubli suggère au moins deux remarques :
  • la marge apparente du fabricant est surévaluée;
  • payer ses taxes (ici la TVA) ne créerait pas de valeur pour le consommateur.
Et comment interpréter la mise en exergue des 0,84€ de frais de transport? Est-ce un moyen de signaler l'empreinte écologique maîtrisée du produit? 

jeudi 8 octobre 2015

Charges supplétives et non incorporables


Si la comptabilité financière fournit les informations indispensables à l'évaluation des coûts, des ajustements sont fréquents:
  • des charges enregistrées en comptabilité financière peuvent ne pas être prises en compte. Il s'agit de charges non incorporables. Des éléments exceptionnels ou n'ayant pas de lien avec l'activité  principale peuvent ainsi être exclus de l'analyse;
  • d'autres charges qui n'apparaissent pas en comptabilité financière peuvent être prises en considération; il s'agit des charges supplétives. Les exemples les plus fréquemment cités sont la rémunération du dirigeant ou celle des capitaux propres.
Si la rémunération des capitaux propres est rarement prise en compte par les praticiens ou dans les exercices et cas français, il est à noter que c'est une information qui a toute son importance dans les cases studies nord américains.
La prise en compte de la rémunération des capitaux propres lors de l'estimation d'un seuil de rentabilité en modifie sensiblement l'interprétation. Alors que l'approche habituelle conduit à déterminer un niveau d'activité qui permet d'atteindre l'équilibre (résultat nul), il est plus stimulant de déterminer celle qui permet de fournir à l'actionnaire la rémunération qu'il attend (résultat résiduel ou création de valeur nuls). En effet, la prise en compte de la rémunération des capitaux propres conduit à identifier un niveau d'activité à partir duquel l'entreprise commence à créer de la valeur pour l'actionnaire.